On n’est pas là pour beurrer les coquillettes
En me réveillant, une envie a accompagné mes étirements matinaux: une glace trois boules (je savais précisément quel parfum: menthe, tiramisu, stracciatella), un road trip et une plage, avec cette chienne que j’ai et qui court après les vagues.
Je me suis levé et j’ai nourri mes poissons (j’ai des poissons maintenant), et je les ai observés pendant un petit moment. Ils sont passés des milliers de fois à côté de leur boulette sans la voir. J’avais beau leurs dire «à droite, à droite, tu brûles!!!».
Ils ne semblaient pas comprendre. Je ne les ai que depuis hier, alors il ne parlent pas encore notre langue.
Et puis abrutis comme ils sont, on dirait qu’ils l’évitent, la boulette de bouffe, et lorsque ô miracle, l’un d’eux l’a finalement trouvée, il l’a recrachée plus loin et l’a reperdue à nouveau.
…Et là, le coup de blues. Et si ma vie n’était qu’un immense aquarium où je ne faisais que rejeter ce qui est bon pour moi? Les réflexions arrivent dans ma tête le matin comme les touristes à Marseille en été: bruyants, nombreuses et difficiles à gérer.
Tags: afrique, canada, envie, glace, new york, plage, poisson, sens, voyage
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