Tromper

Le film « Vicky Chritina Barcelona » dont j’ai récemment parlé, me fait beaucoup réfléchir.

Et vous que pensez-vous de l’infidélité ? De tromper ? C’est une idée qui ressort très souvent dans ce film. Tromper.  Étrange concept.

Je vous l’avoue ici sur ces pages… j’ai parfois eu de grandes difficultés à rester fidèle. Je n’ai jamais trompé et cette activité ne fait pas partie de mes plans mais

Mais pourquoi tromper ? Cela me semble si lâche – en même temps, je suis assez lâche pour ne pas oser exprimer mes sentiments lorsqu’ils sont négatifs ou me semblent capables de blesser les gens que j’aime.

Pour nous, ce n’est qu’un leurre, une bêtise. De simples œillères sous lesquels  nous nous réfugions pour ne pas affronter la vérité.

Pour la personne aimée, une hypocrisie. Nous la laissons vivre avec ses certitudes : il n’y a qu’elle dans la vie. Elle nous suffit à elle seule…et derrière ces belles paroles, nous passons des nuits à éprouver du plaisir avec quelqu’un d’autre. N’est-ce pas triste ?

Pour la personne amante, dans quel but ? Purement sexuel ? S’il s’agit d’une dimension plus importante et s’il y a « espoir de voir cette relation s’améliorer, devenir stable». L’amant doutera longtemps de nous. Une peur ancrée que nous reproduisons avec elle, cette infidélité vécue.

Je préfère le dialogue à toute sorte d’infidélité. Être honnête, même si cela est parfois dur, me semble beaucoup plus sain. Pour soi et la personne aimée.

J’attends vos avis sur la question qui me semble si vague… pour un p’tit jeune comme moi tourmenté souvent sur l’amour, son « statut » et ses dérives.

Le pire danger qu’il y a à tromper autrui, c’est qu’on finit toujours par se tromper soi-même. Eléonora Duse

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5 Comments on “Tromper”

  1. eveil777 Says:

    Hello,

    Personnelement, je trouve qu’il y a une nuance a mettre entre tromper et considérer l’autre ou soi-même vers l’autre comme exclusivité …

    En ce qui concerne le partage d’amour il est impossible de s’imposer ou d’imposer l’exclusivité “relationnelle”, les bonheurs (les plaisirs) sont faits pour être partagés !!

    Le malaise se produit le plus avec le plaisir sexuel, à mes yeux -> étrange … c’est le plaisir avec le plus de ressentis, le plus de sentiments et c’est celui qu’on s’interdit le plus à partager ??
    Je pense que tout est question de peur et de Tabou !! Et c’est par le tabou qu’on vient à tromper -> Comme le partage sexuel n’est pas dans les normes, on se retrouve à tromper pour ne pas choquer le concept … C’est pourtemps simple …
    Si on reste fidèle malgré soi avec l’interdiction du partage d’amour la frustration du sentiment … revient à nous tromper soi-même -> donc l’acte de tromper est là quoi qu’on fasse !!!

    Bien à Vous

  2. bdorat Says:

    Il y a un livre, dont je n’ai pas eu la chance encore de lire, qui traite de ce sujet: bienheureuse infidélité.

    Ce que vous dites me semble relativement vrai. Il s’agit principalement de tabou lorsqu’il est question de tromper.

    Mais pourquoi ne pas oser en parler avec son amour? Il serait logique qu’on ose en toucher deux mots car en couple, il devrait être possible d’aborder ce genre de sujet…non?


  3. Tromper, c’est installer un mur de secret entre soi et l’Aimé, et une fenêtre d’intimité avec une tierce personne.

    Tromper, c’est mettre en pratique le principe des vases communicants : avec 2 partenaires, on ne multiplie pas l’amour, le désir, la complicité : on les déplace.

    C’est pourquoi la tromperie est si douloureuse : elle finit par déposséder toutes les parties de
    quelque chose de précieux et de fragile.

    Je crois que ça rejoint ce que tu dis : oui, c’est à l’Aimé qu’il faut s’ouvrir d’abord lorsqu’il y a un caillou dans la chaussure.

  4. eveil777 Says:

    Hello ;-)

    C’est la peur de rendre l’être”aimé triste”, la peur de le sensibiliser à outre mesures, la peur qu’il ne comprenne et qu’il n’accepte qu’il n’est pas “exclusif”, la peur de le perdre, … qui font que souvent il/elle est la dernière personne à savoir qu’il y a partage sexuel avec une ou plusieurs “autres” personnes.

    On revient donc à nos peurs … ces peurs qui nous sont “introduits” par nos éducations et surtout transmises par les moeurs! Je n’ose imaginer la pleinitude des partages si tout était clair, sans toutes ces peurs … “Le paradis”.

  5. Sophie, cerbère du purgatoire Says:

    Tout à fait d’accord avec eveil777 : rêver d’un monde ou l’on pourrait n’aimer qu’un être ou plusieurs (selon ses envies, ses besoins, ses pulsions) en fonction de son évolution propre, peu importe le sexe, peu importe le but de la relation (sexuelle ou autre) sans notion d’exclusivité ne sera donc toujours qu’une utopie ?
    Question de peur, d’éducation, de tabous, non seulement les notres mais ceux de l’autre aussi…A-t’on besoin de règles et de normes en matière d’amour ?
    Imaginez un monde comme celui-là : le mot tromper n’existerait plus et on ne devrait plus se mentir ni mentir à nous même…
    En même temps que j’écris ces lignes me viens un doute : et si le propre de l’Homme était justement de savoir maîtriser ses pulsions en faisant un choix, en s’engageant avec une et une seule personne ? Mais ce doute ne vient-il pas justement de mon éducation chrétienne : nous ne sommes finelement que des bêtes alors pourquoi se prendre la tête ?!!!
    Quelle question compliquée !


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